Isolation de la maison : les 6 critères essentiels

Maison individuelle, croquis
Une maison, votre maison est faite pour durer ! Pour l'isoler, voici nos conseils à prendre en compte pour un confort maximum !

Pour une bonne isolation maison et un futur logement optimal, il est essentiel de prendre en compte les 6 critères suivants :
  • Le confort thermique et acoustique
  • La qualité de l’air intérieur
  • Les économies d’énergie
  • L’impact environnemental
  • La pérennité du bâti
  • Le coût constructif

Confort

Le confort est une notion complexe et globale, associée désormais à 5 caractéristiques :
  • Isolation thermique : Mesurée par la résistance thermique du matériau, selon un indice R, mesuré en m2.K/W. Plus l’indice de résistance R est élevé, plus l’ isolation thermique de la paroi mur est élevée.
  • Inertie thermique : Capacité du matériau à emmagasiner puis à restituer de manière diffuse la chaleur (en hiver) ou la fraicheur (en été).
    Une bonne inertie thermique garantit ainsi un confort optimal toutes saisons et des économies d’énergie significatives.
  • Etanchéité à l'air : Primordiale pour garantir la performance énergétique effective de la maison. Une bonne étanchéité à l’air garantit l’absence de flux d’air entre l’extérieur et l’intérieur et diminue toutes les déperditions thermiques énergivores.
  • Isolation acoustique : Participe pleinement au confort intérieur des occupants. La bonne isolation du logement par rapport aux nuisances sonores extérieures est assurée essentiellement par les qualités acoustiques des vitrages et des matériaux de structure (associés ou non à un isolant intérieur).
  • Confort bioclimatique :
    Caractéristique très importante car désormais intégrée à la nouvelle réglementation thermique (RT 2012) et associée à la notion de confort d’été et de récupération des apports solaires gratuits.
    Le confort bioclimatique d’une habitation est conditionné par 2 facteurs clés :
    –> la conception architecturale de la maison (orientation du bâtiment, importance des baies vitrées, éclairage naturel…)
    –> les propriétés thermiques des matériaux constructifs et notamment l’inertie thermique.

Qualité de l’air intérieur

Nous passons 70% de notre temps de vie à l’intérieur… Or il est démontré que la qualité de l’air intérieur est aujourd’hui la 1ère source de pollution environnementale !
  • Dans une maison, les polluants issus des matériaux de construction, du mobilier ou des revêtements de finition ont un impact plus ou moins fort sur la santé des occupants car ils influent précisément sur la qualité de l’air intérieur, sur la présence de micro organismes et sur la formation de moisissures.
  • Pour réduire tous risques d’allergies, d’irritations voire d’intoxication, le choix des matériaux constructifs doit donc obéir à des critères préservant la qualité de l’air dans l’habitat, donc la santé.
 
Ce qui est important :
  • Le recours à des matériaux et composants garantis sans polluants intérieurs et COV (Composants Organiques Volatils).
  • Le niveau d’hygrométrie ambiante.
  • La qualité et la constance du renouvellement de l’air, donc de la ventilation … D’autant plus indispensable aujourd’hui avec l’exigence d’étanchéité à l’air imposée dans tous logements neufs par la nouvelle  réglementation thermique.

Économies d’énergie

L’efficacité énergétique minimale d’un logement neuf est désormais garanti par la RT 2012. L’isolation maison peut cependant être améliorée selon l’exigence des choix constructifs faits en amont du projet.
 
Ce qui est important :
  • La conception bioclimatique du bâtiment.
  • Le niveau d’isolation du logement en général et des principales zones de déperditions thermiques en particulier (dont murs = 19% et ponts thermiques = 18%).
  • Les performances et caractéristiques des équipements de confort thermiques (chauffage, ECS, ventilation…), dont le recours privilégié aux énergies renouvelables.

Impact environnemental

Impossible aujourd’hui de ne pas associer logement et environnement…
Une approche environnementale complète prend en compte l’ensemble des étapes : conception, exploitation et destruction.
Tous les matériaux constructifs ne sont pas égaux en terme d’ impact environnemental, mais seule l’analyse de leur cycle de vie permet de l’évaluer avec objectivité : fabrication, transport, mise en œuvre, utilisation et recyclage…
 
Les questions à se poser :
  • S’agit il d’un matériau 100% naturel ou transformé ?
  • Son lieu d’extraction et de transformation est il proche ?
  • Le chantier sera t-il propre,  sans consommation excessive de ressources (eau, énergie) et produisant un minimum de déchets ?
  • Les matériaux utilisés sont ils garantis sans polluant intérieur ?
  • Les déchets générés et les matériaux sont ils valorisables ou recyclables en fin de vie ?

Pérennité du bâti

La pérennité d’une maison est essentiellement liée à la durée de vie des matériaux constructifs utilisés.
C’est donc en choisissant des matériaux robustes et « durables » que votre future maison conserve ses performances et ne perd pas de sa valeur.
 
Ce qui est important :
  • La robustesse et durabilité des matériaux par rapport aux contraintes climatiques, hygrométriques et thermiques.
  • La performance énergétique globale du logement, dont la mesure est  fonction des consommations annuelles d’énergie  et des émissions de CO2 produites.

Coût constructif

Le coût constructif global est lié non seulement au prix des matériaux, des équipements techniques ou des finitions intérieures  sélectionnés mais aussi au coût d’intervention des prestataires professionnels sollicités (constructeur, architecte, maçon , bureaux d’études et autres corps de métier…)
 
Ce qui est important pour l’isolation maison (murs) :
– Connaître le coût comparatif des différents matériaux de structure
– Prendre en compte le coût complet de mise en œuvre du mur
– Prix du matériau, de l’isolation et du parement intérieur (plaque, enduit ou autre) ainsi que la main d »œuvre
– Évaluer l’impact prix des matériaux par rapport au coût constructif global du bâti selon les obligations de la RT 2012.
Ainsi le surcoût lié à l’utilisation d’un produit de maçonnerie très performant thermiquement peut être largement compensé par le recours à  des matériaux ou équipements intérieurs moins coûteux

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